L’aveu au Roi du seigneur de Kerguélennen en 1539

Au début de 16ème siècle le seigneur de Kerguélennen (actuel.Kerguélen) en Pouldergat tenait son manoir, et quelques autres villages, en arrière-fief de l’ancienne seigneurie de Coëtmorvan en Mahalon. Cependant il tenait aussi un autre domaine, plus vaste, qui relevait directement des ducs et duchesses de Bretagne, puis des rois de France après François 1er. Ce domaine comprenait le manoir de Kerstrat en Pouldergat ainsi que des terres situées au bourg et dans de nombreux villages ; Kervarlé Hor, Lisirvi-vihan, Kerveur, Kerhomen, Keremblévec, Jaguidy, Kerdalaé, Kerriou, Kerguéréon, Lire la suite …

En 1758 une épidémie fait 39 victimes à Pouldergat/Pouldavid

Jusqu’au XIXème siècle, nos villes et nos campagnes ont été régulièrement frappées par des vagues épidémiques souvent mortelles, elles fauchaient indistinctement les riches et les pauvres, les jeunes et les vieux. Ces épidémies nous sont révélées par les anciens registres paroissiaux ; ils indiquent de manière régulière, tous les 10 ou 20 ans, des taux de mortalité nettement supérieurs à la moyenne habituelle.  Celle qui a touché en 1758 l’ancienne paroisse de Pouldergat (avec Pouldavid à l’époque) a été particulièrement sévère. Un document retraçant le combat Lire la suite …

GOURLIZON à son origine (observations et hypothèses)

Avant la Révolution Gourlizon était une trève de Ploaré, il a ensuite été intégré un temps à la commune de Plonéis avant de devenir une commune à part entière en 1892. Depuis lors, il est rattaché au Pays bigouden par Plogastel-Saint-Germain, son chef-lieu canton. Le document en lien ci-dessous propose l’hypothèse qu’à son origine Gourlizon aurait été un quartier de Pouldergat, il s’en serait séparé à la fin du premier millénaire pour s’associer à la paroisse de Ploaré. Les défrichements du Moyen-Âge auraient joué un Lire la suite …

Le cadastre napoléonien (1827) – GOURLIZON section B1

En 1827 le territoire de Gourlizon dépendait de la commune de Plonéis. Le plan cadastral ici en lien est annoté (en bleu) des noms de parcelles les moins communs. Ces noms sont issus du tableau indicatif des propriétés foncières établi à la même époque. L’orthographe des noms les plus courants est généralement correcte, par contre celle des noms dont le sens était déjà oublié en 1827 pourrait être approximative. Cliquez sur le plan pour le télécharger

Plusieurs villages brûlés en 1735 et 1736 à Meilars et Poullan.

Le 9 février 1708 au village du Guellen en Poullan, Clémence LE TROADEC met au jour un garçon. De son parrain, Alain LE FUR de Kerourien en Pouldergat, il recevra le prénom d’Alain, de son père Jacques il héritera du patronyme LE FUR. De ce nom qui signifie « le sage » en français il ne semble pas avoir fait sa ligne de conduite, du moins dans les dernières années de sa courte vie, jusqu’à sa fin tragique en place publique de Quimper. Une nuit d’octobre 1735 Lire la suite …

La FONTAINE SAINT HERLE de Ploaré

La FONTAINE SAINT HERLE de Ploaré est mentionnée dans les Comptes de fabrique de l’ancienne paroisse en 1693-94 et 1751. Il ne s’agit pas de la fontaine de « Ster-c’hlaon » car celle-ci était déjà ainsi nommée en 1582 et plus tard. Les indications données sur les Registres la situent proche d’un champ appelé « Parc an ilis », vraisemblablement le « Parc sant Herlé » indiqué sur le cadastre de 1829, et près de « Croas talou » (aujourd’hui « Croas talud »).Ces renseignements nous permettent de situer l’ancienne fontaine saint Herlé à l’endroit, Lire la suite …

La chapelle Saint-Michel du Port-Rhu et la demeure de Michel LE NOBLETZ

La chapelle Saint-Michel du Port-Rhu aurait été bâtie à partir de 1664 à l’emplacement d’une maison précédemment habitée par Michel LE NOBLETZ, c’est du moins ce que nous révèlent plusieurs témoignages datés du temps de la construction de l’édifice. LE NOBLETZ, prêtre qui a marqué la vie religieuse de Douarnenez au début du XVIIème siècle, est l’initiateur des fameux « taolennou ». Des témoignages font aussi état de guérisons surnaturelles et autres faits miraculeux survenus grâce à son intercession… Certaines de ces déclarations affirment sans ambiguïté ; « … Lire la suite …

Les moulins de l’ancien prieuré de l’Ile Tristan
et le « croissant » de Pouldrun

« L’aveu d’Allain Pencoet de 1541 nous informe sur l’origine de Douarnenez et des terres qui composaient le fief du prieur mais il est aussi important sur le plan de la microtoponymie car il fournit des noms de terroirs oubliés. Tous ceux qui ont étudié ce document ont estimé qu’il s’agissait de l’ancien moulin situé au-dessus de Pors Cad et Pors Laouen et qui a été détruit au début du siècle dernier. Il s’agit d’une méprise car des copies de deux documents différents, l’un daté de Lire la suite …

Les manoirs et villages de POULDERGAT et POULDAVID en 1681 – Leurs propriétaires et tenanciers – par Mikaël Le Bars

Le document téléchargeable ci-dessous nous donne les noms, village par village, des propriétaires et tenanciers de Pouldergat et Pouldavid en 1681, seuls les hommes sont mentionnés, c’était l’usage de l’époque… Le document d’origine appartenait aux archives de la paroisse de Pouldergat, elles ont aujourd’hui disparu. La transcription a pu être faite grâce à une copie faite en 1780 par maitre Nicolas KERVAREC alors greffier des délibérations de la paroisse. Il apparait que la plupart des patronymes mentionnés à la fin du XVIIème siècle sont encore Lire la suite …

CHARLESIC – Un garçon-meunier en cavale

Dans la nuit du 18 au 19 octobre 1788 un voleur s’est introduit dans une maison de Kerlivic en Pouldergat. Il a dérobé près de 250 livres en monnaie à Corentin Le Friant et Marie Joncour, sa femme, il a aussi emporté le sac contenant les 54 livres de la quête du pardon de Saint Vendal qui avait eu lieu le dimanche précédent. Le montant total équivaudrait aujourd’hui à près de 4500 euros. Le lendemain le voleur est arrêté à Douarnenez et emprisonné. Il s’agit Lire la suite …

LES QUARTIERS DE TREBOUL, troisième partie

Avec cette troisième partie de l’étude des quartiers de Tréboul, Jean Alain LE GOFF nous conduit d’abord à Kerguesten, un des berceaux de sa famille. Ensuite nous visiterons les villages de Keriguy, Toubalan et Kermabon jusqu’à la pointe de Pen-ar-vir et l’ancien petit port du Porzic avant de revenir vers Trézulien.  Ici encore l’ambiguïté de certains noms de lieux les font résister à l’interprétation. Ainsi la parcelle nommée « carévélen » située à la pointe de Kermabon, se réfère-t-elle à un rocher de couleur jaune « karreg vélen » Lire la suite …

LES QUARTIERS DE TREBOUL, deuxième partie

Dans la première partie de son étude sur les noms de quartiers de Tréboul Jean-Alain LE GOFF s’était arrêté aux abords des deux anciens bourgs de Tréboul-coz et Ster-Bihan. Cette fois il nous propose une déambulation dans ce qui était, il n’y a pas encore très longtemps, la campagne trébouliste. Cette campagne s’est profondément métamorphosée au XXème siècle, les anciennes fermes de Listrouarn, Lichouarn, Kerneyan, du Véret et du Reuniat, ont été enserrées par la ville jusqu’à disparaitre. Des deux moulins à vent qui autrefois Lire la suite …